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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 17:13

Atelier sur deux séances.

 

Il s’agira d’écrire une « nouvelle » sur le principe suivant. Vous avez des invités ou un(e) invité(e) et vous souhaitez leur cuisiner un plat original, singulier. Vous pensez à un plat qui, dans votre passé, vous a marqué pour une raison ou une autre (il peut s’agir d’un plat qui a été préparé lors d’une grande occasion ou bien d’un plat que votre mère (ou quelqu’un d’autre) vous préparait quand vous étiez enfant et qui ne se cuisine plus, pour X raisons (ce n’est plus la mode, on ne trouve plus ce type d’ingrédients…). Il peut aussi s’agir par antiphrase d’un plat très banal aucun vous allez ajouter une touche d’originalité. Exemple : un œuf à la coque, mais truffé… Il peut y avoir un côté humoristique, ou ascétique, quelque chose de l’ordre de la recherche dans l’élaboration de votre plat. On peut y retrouver des tournemains, des savoir-faire, des trucs familiaux…

 

La proposition d’écriture sera la suivante :

Le texte suivra la recette, chaque temps de préparation généralement résumé en une ligne dans une recette type, faisant l’objet d’un court « chapitre ».

On distinguera :

-         le choix de la recette (avec recherches dans un livre de cuisine) ;

-         l’achat des ingrédients ;

-         la préparation ;

-         la cuisson.

 

L’intérêt de l’exercice, comme c’est le cas dans La Seiche de Maryline Desbiolles, est d’assaisonner, d’entrelarder votre texte de souvenirs, sentiments, sensations, réflexions… qui font surface au fil de la préparation… Il sera intéressant de travailler sur la métaphore (en lien avec le plat), sur la songerie, la rêverie liées à cette instant, mais aussi sur ce qui motive votre choix (le passé, bien sûr), mais aussi vous, et le ou les personnes à qui vous destinez cette préparation et pourquoi à eux (à elle, à lui) précisément ?

 

Pour cet atelier, il faut donc réfléchir à cette recette, la retrouver si vous ne la connaissez pas.

Je vous fournis un lexique de cuisine qu’il faudra utiliser aussi bien comme termes culinaires que dans un emploi métaphorique. Je parle de métaphore. En effet, en cuisine il est question de transformation d’un produit brut en un produit élaboré, paré, bien différent du produit d’origine. De même, en écriture, la métaphore est le passage d’un sens à un autre par une opération personnelle fondée sur une impression ou une interprétation

 

Vous trouverez également le texte en PDF du début de La Seiche, de Maryline Desbiolles. Je vous fournirai un lexique des termes culisaires.

 

Je vous conseille de consulter des sites (par exemple : et des livres de cuisine, mais ce sera l’une des phases de notre atelier, lors de la première séance.

 

 Enfin, il sera bon de méditer ces phrases écrites par Virginia Woolf à la fin de Son journal d’écrivain :

 

Non, je n’ai aucune arrière-pensée d’introspection. Je retiens seulement la phrase d’Henry James : « Observez perpétuellement. » […]

Et maintenant je m’aperçois, non sans plaisir, qu’il est sept heures, et que je dois préparer le dîner. Haddock et chair à saucisse. Il est vrai je crois, que l’on acquiert une certaine maîtrise de la saucisse et du haddock en les couchant par écrit.

 

Je ne sais pas  si Virginia Woolf était bonne cuisinière, en tout cas elle sait de quoi elle parle en matière de "cuisine" littéraire... 

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Published by atelier d'écriture Labège - dans Dispositifs des ateliers 2011
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